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Angela Merkel et Nicolas Sarkozy attaquent la citoyenneté europénne en réponse à la crise

Après avoir imposé à l’Europe des solutions partielles et véritablement insuffisantes à la crise parce qu’uniquement orientées sur l’austérité mais ne prévoyant aucunement la création de conditions favorables à la croissance, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy décident de s’attaquer aux droits du citoyen européen.

Côté allemand, la chancelière conservatrice a annoncé son intention de limiter le droit à l’assitance sociale (HARTZ IV) aux ressortissants de l’Union Européenne installés légalement sur le territoire allemand depuis moins de 3 mois. Cette mesure se voudrait dissuasive pour les citoyens grecs et espagnols qui, souhaitant échapper au chômage massif dont ils sont victimes viendraient vivre sur le territoire allemande; ceux-là même qu’elle enferme dans une spirale d’austérité sans porte de sortie en refusant catégoriquement la mise en place en parallèle de mécanismes d’investissements publics et européens nécessaires à une relance économique en pareille situation.

La section du Parti Socialiste de Munich souhaite rappeler au gouvernement allemand sa qualité de co-signataire de la Convention Européenne d’Assistance Sociale et Médicale du Conseil Européen datant de 1953 dont l’Article 1 dispose que:  “Chacune des Parties contractantes s’engage à faire bénéficier les ressortissants des autres Parties contractantes, en séjour régulier sur toute partie de son territoire auquel s’applique la présente Convention et qui sont privés de ressources suffisantes, à l’égal de ses propres ressortissants et aux mêmes conditions, de l’assistance sociale et médicale (dénommée ci-après «assistance») prévue par la législation en vigueur dans la partie du territoire considéré.” (Source: http://conventions.coe.int/treaty/fr/Treaties/Html/014.htm)

Côté français, le président sortant Nicolas Sarkozy a annoncé en mars dernier  lors de son discours prononcé à Villepinte qu’il exigerait la re-négociation de l’accord de Schengen et que dans le cas où les négociations n’aboutiraient pas au bout d’un certains nombre de mois, il entendait purement et simplement suspendre l’application de ce même traité.

Ces deux annonces à quelques jours d’intervalle semblent laisser entrevoir ce à quoi ressembleraient  5 années supplémentaires de règne du couple néo-conservateur “Merkozy”:  après avoir neutralisé tout projet visant à octroyer à l’Union Européenne  la capacité d’intervention économique en soutien à la croissance et d’allègement de la dette publique de certains pays (en la communautarisant par exemple), ces deux dirigeants, enfermés dans leur carcan neoliberal envisagent de grignoter les acquis liés à la citoyenneté européenne, essence même du projet originel voulu par les père fondateurs de l’Europe Robert Schumann et Jean Monnet en réduisant le droit à la libre circulation au sein de l’UE. Notons qu’aucune mesure équivalente n’est mentionnée pour la circulation des marchandises et des capitaux.  Alors que les citoyens européens aspirant désespérement depuis des decennies à une véritable Europe sociale et solidaire qui tarde à venir, ces mesures seraient un recul inacceptable des avancées bénéfiques au peuple si durement acquises dans le cadre de la construction européenne et encore largement insuffisantes .

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