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Ce Dimanche là, au Bourget…

Durant le week-end du 21 et 22 janvier, j’ai pu participer à une formation organisée par la Fédération des Français de l’étranger au siège du Parti Socialiste, 10 rue de Solférino, avec une quinzaine de camarades venus du monde entier, de Madagascar à New York en passant par Istanbul, Londres, Beyrouth et Casablanca. L’Allemagne était bien représentée puisque j’ai pu y rencontrer Isabelle Maras de la section de Hambourg et Carlos Bowles de la section de Francfort-sur-le Main, preuve s’il en fallait que les sections PS se portent bien en Allemagne et préparent les campagnes électorales qui arrivent à grand pas ! Cette formation fut très enrichissante. Nous avons abordé des sujets très variés :  penser le socialisme au XXIème siècle avec Matthieu de Nanteuil, professeur de sociologie à l’université de Louvain,  organiser une campagne électorale à l’étranger et organiser la vie de section en compagnie de Gabriel Vaugelade et Révelyne Chabrun, formateurs et militants de longue date au parti. Les  rencontres avec des camarades de l’étranger permettent d’échanger nos points de vue, nos histoires et notre façon d’ organiser la vie de la section. A Casablanca, Dakar ou Munich, les Français de l’étranger sont tous confrontés au même problème : le désengagement massif de l’Etat à tous les niveaux.

 

Nous avons à cette occasion pu rencontrer plusieurs candidats aux législatives de 2012 et leurs suppléants avec bien sûr, Pierre-Yves Le Borgn’, Premier Secrétaire de la Fédération des Français de l’Etranger et candidat à la députation dans notre circonscription et sa suppléante Pascale Seux (7ème circonscription des Français de l’Étranger –Allemagne, Europe Centrale), Jean-Daniel Chaoui et sa suppléante Rita Maalouf (10ème circonscription – Afrique et Moyen-Orient), Axelle Lemaire (3ème circonscription – Europe du Nord), Arnaud Leroy ( 5ème circonscription – Espagne, Portugal, Monaco), Pouria Amirshahi ( 9ème circonscription – Afrique du Nord) et Louis Lepioufle, suppléant de Nicole Castioni (6ème circonscription – Suisse Liechtenstein) ainsi que deux de nos sénateurs représentant les Français de l’étranger, les anciens Munichois Claudine Lepage et Richard Yung.

 

Le samedi soir, nous avons assisté à l’inauguration du QG de campagne de François Hollande rue de Ségur, où Manuel Valls, Pierre Moscovici, Harlem Désir, Stéphane Le Foll et Faouzi Lamdaoui se sont prêtés avec gentillesse à la photo de famille, ont évoqué avec nous  la campagne et se sont montrés très intéressés par ce que nous avions à en dire, nous les Français de l’étranger.

 

Mais l’événement du week-end fut bien évidemment le premier grand rassemblement de la campagne de François Hollande le dimanche au Bourget. Deux semaines plus tard, tous les médias y faisaient encore référence !

 

Le matin même, plus de 2000 personnes ont participé à la réunion annuelle des secrétaires de section dans une salle annexe. Harlem Désir, Pierre Moscovici et Martine Aubry ont présenté les derniers outils de campagne. Le but est bien entendu de motiver les militants, leur donner la ligne à suivre. Martine Aubry, la dernière à intervenir, aura droit à une standing ovation pendant plusieurs minutes. Jouant parfaitement son rôle de première secrétaire du parti, son discours nous a galvanisés. Elle qui a perdu aux primaires contre François Hollande, elle est désormais son premier soutien. Un bel exemple qui démontre que malgré les divergences d’opinions, le parti est aujourd’hui plus uni que jamais. Il n’y a qu’un seul mot d’ordre : tous avec François !

Revoir le discours de Martine Aubry au Rassemblement du Bourget

 

 

Après un repas en commun, nous partons en direction du hall  où se déroulera le grand rassemblement. Une heure avant le début du meeting, plus de 20 000 personnes ont déjà pris place dans une salle archicomble et les portes sont fermées pour des raisons de sécurité ! Un brusque mouvement de foule me permet néanmoins de me faufiler par une petite porte pour entrer dans l’arène, mais bon nombre de mes camarades de la FFE, certains ayant parcouru plusieurs milliers de kilomètres pour assister à l’événement, resterons à l’extérieur et suivront le discours retransmis sur écran géant dans une autre salle. A l’intérieur, je retrouve quelques camarades sur l’une des estrades, alors que Yannick Noah chauffe la salle. Une vidéo retrace l’histoire du parti depuis Mitterrand, omettant cependant la dernière campagne présidentielle qui avait pourtant vu arriver, pour la première fois de l’histoire,  une femme au deuxième tour, socialiste de surcroît, Ségolène Royal. Laurianne Deniaud fait durer le suspens, puis François Hollande arrive enfin et, durant 90 minutes, nous parlera de sa vision de la France.

 

Comme beaucoup, je suis bluffée par François Hollande  qui a su synthétiser la situation actuelle de notre pays.  Puis il a présenté son projet d’une France  digne d’être le pays des droits de l’homme, une  France à la justice impartiale et indépendante, tout comme la presse, une France où chacun sera respecté et aura sa place, que l’on soit homme ou femme, jeune ou vieux, quelle que soit la couleur de sa peau ou sa préférence sexuelle. Le rêve et l’espoir d’une république solidaire, équitable et intègre qui ne ferait plus mentir sa devise Liberté, Égalité, Fraternité, mais aura le courage de porter haut ces valeurs. « Ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve » : cette phrase empruntée à Shakespeare résonne comme une promesse. Et les 20 000 personnes dans cette salle agissent comme une caisse de résonnance à toutes les émotions que fait passer François Hollande à travers son discours .

 

En commençant par la laïcité, le candidat PS frappe fort. Et alors que l’on assiste à un durcissement des discours vis à vis de l’immigration et de la diversité à droite pour récolter quelques voix frontistes, avec notamment des mots très durs prononcés par M. Guéant récemment jugeant que toutes les civilisations ne se valaient pas, François Hollande nous encourage, au contraire, à nous ouvrir aux autres et à prendre la diversité de notre société comme une chance.

 

 « Une France de la diversité où chacun apportera sa différence, mais dans l’unité de la République, où les Outre-mer nous ouvrent à tous les horizons du monde et où les enfants d’immigrés doivent être fiers, fiers d’entre Français, Français, parce que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner à un citoyen du monde…“

 

Peu d’hommes ou de femmes politiques ont su  s’adresser aux enfants d’immigrés, qui ne demandent qu’à être reconnus pour ce qu’ils sont : des Français à part entière. Et je sais que ce sentiment est partagé par  50% des binationaux parmi les 2,5 millions de Français établis à l’étranger.

 

« Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne : cet adversaire, c’est le monde de la finance. […]Tous ceux-là, les délinquants financiers, les fraudeurs, les petits caïds, je les avertis : ceux qui ont pu croire que la loi ne les concernait pas, le prochain président les prévient, la République, oui, la République vous rattrapera !« 

 

Ce sont les phrases, visant le monde financier responsable de la torpeur économique dans laquelle nous nous trouvons, que la plupart des médias retiendront. C’est cela aussi l’égalité, car dans une République exemplaire, les responsables de cette crise qui a mis beaucoup de travailleurs au chômage et a fait basculer des familles dans la précarité et le besoin, auront à rendre des comptes.

 

Au retour du meeting, toutes les navettes étaient bondées, tout comme le RER nous ramenant vers Paris. Peu de mots sont échangés, nous sommes encore sous le charme. Ce discours, c’était bien plus que ce que nous espérions : le sentiment d’avoir pour une fois vécu l’Histoire. Tout comme les militants dans les années 80 se rappelleron  du discours de François Mitterrand, je pourrais dire dans quelques années : j’y étais.

Quand à la droite, elle ne sait guère que répondre à cette offensive et la riposte se fait attendre. Aucun argument sérieux n’est avancé.

Et finalement nous sommes tous retournés dans nos pays, gonflés à bloc, et prêts pour le changement. Car le changement, c’est maintenant !

 

Retrouvez les vidéos du discours de François Hollande sur cette page, ainsi que les 60 engagements pour la France, programme présidentielle de François Hollande.

 

3 commentaires

    • par munich - 15 février 2012 à 19 h 15 min

      Merci! Oui il manque en effet la belle ville d’Annaba dans la liste mais il manque aussi Bruxelles, Luxembourg, Madrid… Mais tu as raison de le préciser! A bientôt Redha!

  1. par Isabelle Maras - 15 février 2012 à 14 h 23 min

    Merci Myriam, pour ce récit fidèle et détaillé de ces très bons moments vécus ensemble à Paris!
    A très bientôt, ici et en campagne, pour contribuer au changement!

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